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Météo des quatre prochaines semaines ?
samedi 19 septembre 2026, par
– Douceur anormale persistante ;
– Sécheresse incessante, la dispersion des scénarios rend l’émergence d’un signal brouillé ;
– Influence subtropicale chronique malgré une lente régression agrémentée de poussée de fièvre modérée ;
– L’indice de confiance est médiocre sur les scénarios pluvieux.
Semaine du 21 au 27 septembre
Dans le bulletin du 13 septembre, j’évoquais la probabilité d’un blocage ou, à tout le moins, d’une structure en omega pour cette échéance avec une dorsale évoluant jusqu’à Svalbard.
Ce devrait être le cas mais plus éphémère avec, ensuite, une circulation océanique très au nord qui se manifesterait, nous laissant sous influence subtropicale très anticyclonique.
– Sur la semaine, les températures moyennes resteront anormalement hautes, probablement au-dessus du Q80 (dans les 20% supérieures de la climatologie 1991-2020).
– À l’inverse, les précipitations seront rares, probablement dans les Q10 (dans les 10% inférieures à la même climatologie). Quelques bruines ou ondées éparses sont possibles près de la Manche et de la mer du Nord, de même pour des bourgeonnements pouvant aller aux averses sur les massifs, principalement alpin et corse.
– Pas de phénomène venteux? attendu, Mistral et Tramontane pourront être présents.
À gauche, la climatologie observée entre 1991 et 2020 sur la période du 20 au 26 septembre.
À droite, la prévision sur la même semaine de 2026, selon le modèle GFS.
La climatologie de référence montre un centre de hautes pressions / hauts géopotentiels sur le sud de l’Algérie, un Jet? subtropical sur les côtes nord-africaines et arabiques et le sud de la Méditerranée tandis que le Jet polaire, plein ouest, se positionne à partir au nord de la Loire sur un axe passant par l’Angleterre.
C’est pourquoi, sur ces 30 années, la moitié nord du pays commence à avoir un plus maussade mettant fin à l’été (le fameux « temps de rentrée » de jadis) et la moitié sud pouvait bénéficier d’un début d’automne encore agréable (la fameuse « arrière-saison » méditerranéenne).
La prévision élabore un scénario différent : le Jet subtropical est plus bas en latitude, des centres de hauts géopotentiels sont diffus. Le nord-est de l’Afrique est dégagé autorisant une cellule de hauts géopotentiels centrée sur le golfe de Gascogne. Le Jet polaire prendrait ainsi une orientation sud-ouest > nord-est, envoyant les perturbations atlantiques sur l’Irlande et l’Écosse et la chaleur sur la France.
Semaine du 28 septembre au 4 octobre
Les hauts géopotentiels se décaleraient vers l’Europe centrale dès la fin de la semaine précédente. Cependant, l’influence atlantique demeurerait limitée, les pressions restant élevées.
– Sans surprise, les anomalies positives de températures subsisteraient. Toutefois, un dégradé ouest ou nord-ouest (doux) > est ou sud-est (chaud) semble être plausible.
– Les précipitations sont mal définies. En effet, selon l’éloignement effectif vers l’est des hauts géopotentiels, le quart nord-ouest recevrait des pluies marginales ou significatives. Quant au quart sud-est, il resterait au sec avec Mistral et Tramontane plus ou moins établis ou recevrait un arrosage conséquent.
Dans le contexte actuel, l’analyse suggère que le scénario perturbations atténuées sur le nord-ouest et sud-est au sec surpasse le scénario pluies sur le nord-ouest et le sud-est.
– Un vent de suroît sensible est possible sur le nord-ouest.
À gauche, la climatologie observée entre 1991 et 2020 sur la période du 27 septembre au 3 octobre.
À droite, la prévision sur la même semaine de 2026, selon le modèle GFS.
La climatologie est très similaire à la semaine précédente.
Concernant la prévision, les hauts géopotentiels s’organiseraient au sud de l’arc alpin plutôt que sur le golfe de Gascogne. Le courant zonal océanique, plus bas en latitude, aborderait la France.
En Méditerranée occidentale, le vent est faible mais l’influence africaine resterait à proximité, notamment sur l’Espagne.
C’est pourquoi ces simulations paraissent optimistes. Les incertitudes sur la phase des ondulations atlantiques, principalement du thalweg arrivant à l’arrière de la dorsale s’éloignant vers l’Europe centrale, ne jouent pas en faveur d’un dégagement franc de l’air subtropical, plutôt un repli modéré.
En conséquence, il est probable que les futures simulations numériques s’orientent vers un assèchement ou, du moins, des pluies plus faibles, et des températures plus hautes qu’actuellement prévues.
Semaine du 5 au 11 octobre
La France seraient en bout de course de la circulation atlantique, dans un environnement diffluent.
La prévisibilité est médiocre.
– Cela ouvre plusieurs possibilités au niveau des précipitations en toutes zones.
Une dominance sèche si l’influence océanique cale sur le proche-Atlantique mais, a contrario, peut favoriser le quart sud-est par isolement d’une bulle froide sur le sud-ouest du continent.
Une dominance humide sur les trois-quart du pays en cas d’intrusion du courant océanique, évitant le sud-est où Mistral et Tramontane contrôleraient le temps.
– Les températures resteraient anormalement douces.
– Le risque tempétueux paraît très faible, un vent soutenu est toutefois possible.
Semaine du 12 au 18 octobre
Malgré un temps toujours trop doux, un signal pluvieux apparaît en Méditerranée occidentale. Il st trop tôt pour sa voir s’il sera effectif et si oui quelles seront les régions exposées.
Ce même signal apparaissait en août pour la seconde quinzaine de septembre et celui-ci s’est avéré certes présent mais faible avec deux thalwegs insuffisamment productifs.
Statistiquement, plus on approche du solstice d’hiver, plus des masses d’air froid peuvent s’isoler vers l’Ibérie. Ça offre un crédit relatif à cette possibilité.
Les températures seraient encore anormalement douces.