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Hiver 2025-2026 - Bulletin du 10 novembre 2025

lundi 10 novembre 2025, par sb

Décembre

 Une très forte probabilité d’être dans le tercile supérieur sur le nord du Pacifique et une probabilité forte d’être dans le tercile inférieur sur le Canada. C’est caractéristique d’une PNA- La PNA- tend à faire s’écouler les masses d’air polaire le long des Rocheuses. Par conséquent, des masses d’air subtropical tendent, elles, à s’élever du golfe du Mexique vers l’ouest de l’Atlantique.

 Deux très fortes probabilités d’être dans le tercile supérieur se trouvent d’une part de la Méditerranée orientale à la Caspienne, compatible avec un IOD négatif, et, d’autre part, de la Fennoscandie à l’est du Groenland. Une approximation de première grandeur est de penser à des remontées subtropicales vers le Proche et le Moyen Orient, s’isolant périodiquement (ou « réalimentant ») des bulles chaudes sur le nord de l’Europe. En terme d’indices, ce serait soit du BL+ (HG sur la Scandinavie) soit GA (HG sur le Groenland).

L’influence de la PNA et de l’IOD pourrait être exacerbée par la MJO, avec des coulées polaires et des élévations subtropicales marquées des Rocheuses à l’Oural.

> Conséquence en terme d’indice : la NAO évolue vers le négatif (on reste sur l’échelle mensuelle ! À CT et MT, ce n’est pas si simple).

Typiquement, un courant d’E à NE sur une partie nord de l’Europe, de SW à SE sur une partie sud.

Le sud de la France a un peu plus de chances de se retrouver sous un courant dominant méditerranéen, le nord de la France a un peu plus de chances de se retrouver sous un courant dominant continental.

On se rassure en consultant les autres cartes : la pression près du sol est conforme, avec des basses pressions de la Péninsule arabique à l’est de l’Atlantique, et des hautes pressions de l’Inde à la Scandinavie. L’écoulement aurait une anomalie est positive (flux d’ouest affaibli).

Les 2T et PP sont conformes avec une pluviométrie et un mercure excédentaires en Méditerranée (conditions dépressionnaires), plus sèches et plus froides sur le continent (conditions anticycloniques).

Janvier

 Le schéma est le même outre-Atlantique, avec une PNA qui subsiste négative, aux conséquences similaires.

En revanche, si les masses d’air seront encore très anormalement chaudes en Scandinavie, ce n’est plus le cas en Méditerranée orientale, compatible avec un IOD en hausse, et sur le Groenland. En d’autres termes, la première idée serait une reprise de l’influence océanique : blocage scandinave ou AR voire EA/NAO+ en alternance avec les deux autres.

> Conséquence directe : des températures théoriques plus douces qu’en décembre, surtout au sud (pays méditerranéens) et une pluviométrie déficitaire.En pratique, les inversions pourraient être fréquentes, la douceur se manifesterait davantage en montagne alors que les sensations froides résisteraient en plaines.

Février

 Le mois de février est quasiment une copie conforme de janvier. Les grands éléments sont les mêmes.

> Les conclusions sont identiques.

Sur l’hiver, on vérifie qu’en effet le modèle simule des chances plus élevées de BL+ (blocage scandinave) en début d’hiver, celles-ci régressent en fin d’hiver.

Concernant la NAO, le modèle est sur la même voie : fortement négative en début d’hiver, elle terminerait la saison dans le positif.

Le modèle opte pour une NAO davantage positive pour février que mon analyse de sa simulation.

Alors le multimodèle ?

Décembre

Il n’y a pas véritablement de scénario qui ressort. Sans doute les HG scandinaves sont moins présents ou sinon plus bas en latitude que le modèle européen. Dans ce contexte, peut-être faudrait-il modérer les probabilités froides dynamiques.

Janvier]]

Là encore, SEAS5 est plus typé que le multimodèle. En soi, c’est plutôt logique puisque ce dernier est davantage lissé.

Le multimodèle suggère des séquences de NAO+ évoluant en BL+. C’est, me semble-t-il le signal qui émerge un peu sur notre quadrant euro-atlantique.

Février

Sur février, on note une évolution identique sur le multimodèle que sur SEAS5, avec un certain statu quo.

Le signal est un peu plus brouillé, brouillage probablement dû à l’échéance ?

Conclusion

Un hiver avec des probabilités d’épisodes hivernaux plus élevées en première moitié de saison qu’en seconde moitié.
Un hiver globalement déficitaire pour la pluviométrie, peut-être davantage de pluies que d’habitude en Méditerranée en première partie de saison.
Un risque venteux? (tempête d’échelle synoptique) un peu plus affirmé en janvier et/ou février qu’en décembre.

Ce bulletina d’abord été publié sur Infoclimat

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