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La pluie se confirme ! Profitons-en !
lundi 28 septembre 2026, par
– Pluies significatives sur la plupart des régions ;
– Risque élevé d’épisode cévenol.
La prévision expliquée dans l’article de vendredi se confirme.
De dix à quarante millimètres jusqu’à jeudi inclus en général sur le pays, avec deux groupes d’exceptions :
– l’ancienne Occitanie et le sud de l’Aquitaine d’un côté, l’est de PACA et la Corse de l’autre, seraient moins impactées, hormis leurs reliefs ;
– l’Hérault, le Gard et l’Ardèche et, dans une moindre mesure, la vallée du Rhône, seraient au contraire soumis à de très fortes pluies orageuses avec des cumuls supérieurs à 100 mm, possiblement plus que 300 ou 400 mm sur les Cévennes gardoises et ardéchoises. Un fort épisode cévenol est un risque à envisager sérieusement.
Trois jours après la simulation présentée en tête de l’article précité, celle d’aujourd’hui n’a évolué que dans les détails. À moins de 48 heures du début des « hostilités », c’est bon signe.
Les lignes noires de hauteurs du géopotentiel indique la position des hauts géopotentiels (anticyclonique) et bas géopotentiels (dépressionnaires) ainsi que la courbure de la trajectoire des vents?.
Un fort flux humide remonte des Açores vers les îles britanniques, embarquant notre nord-ouest. Parallèlement, un coude se forme dans l’axe pyrénéen sur le golfe du Lion, entraînant une hausse locale du flux humide méditerranéen sur le Languedoc.
En haute altitude, l’environnement y est divergent.
En surface et basses couches de l’atmosphère, la configuration est plutôt simple. Une dépression est centrée au large de l’Irlande alors que les pressions sont anticycloniques sur l’Europe centrale.
Comme les vents? tournent dans le sens antihoraire autour d’une dépression et dans le sens horaire autour d’un anticyclone, il est facile de déterminer la courbure de la trajectoire des vents. Si celle-ci est cyclonique (autour d’une dépression), les ascendances? de l’air pour former des nuages et générer des pluies seront facilitées, ou anticyclonique (autour d’un anticyclone) limitant la formation des nuages et des pluies, l’air ayant la tendance à descendre vers le sol par subsidence?.
Outre cette courbure, un autre élément contribue à la formation des nuages : le relief. En effet, celui-ci force l’air à s’élever lorsque le vent vient « buter » contre lui et forme des nuages d’autant plus haut et potentiellement orageux que l’air est instable [2].
De plus, l’arrivée d’un front, froid dans la situation qui nous intéresse aujourd’hui, provoque là encore un forçage de plus grande échelle sur l’air. L’avancée de l’air froid, plus lourd, force l’air chaud antérieur à s’élever ce qui le refroidit et permet à la vapeur d’eau de se condenser en nuages puis en pluies.
Mardi, un thalweg descend jusqu’entre les Açores et Madère. Les vents sont de sud sur le pays, de sud-est dans le sud-est.
Le front froid est matérialisé par le renforcement et la convergence des vents, visibles sur la carte isobarique un peu plus haut.
Les pluies sont encore assez loin sur l’océan, elles ne concerneraient que la Bretagne en soirée. En revanche, il pleut déjà sur le Languedoc, malgré la courbure anticyclonique. En effet, le relief des Cévennes force l’air poussé par le vent marin à s’élever, marginalisant l’effet dû à la courbure.
Le vent de sud serait sensible à fort en Bretagne.
Mercredi, les pluies seraient significatives sur le nord-ouest jusqu’en matinée. Après une courte accalmie, elles se réactivent du centre-ouest au nord et se décalent lentement vers l’est.
Un épisode cévenol est très probable sur les Cévennes gardoises et ardéchoises. Les piémonts et les plaines de l’Hérault et du Gard, auxquels s’ajoute la vallée du Rhône pourraient recevoir des cumuls assez importants. Cela augmente le risque d’inondations sur ces secteurs.
Le vent serait sensible principalement dans l’axe Rhône-Saône.
Jeudi, les pluies concerneraient plutôt la façade est et la basse vallée du Rhône avant de s’évacuer hors des frontières.
Avec les conditions décrites, les pluies auraient pu être plus fortes. En fait, la dépression principale demeure éloignée, d’abord au large de l’Irlande puis remontant rapidement vers l’Islande. Du coup, le front froid progresse peu dans le continent, les précipitations restant alors moins importantes. Seules les régions proches de la Manche et de la mer du Nord profitent de son influence directe. Des pressions relativement élevées persistent sur le pays.
Sur la façade est, l’humidité venue de Méditerranée remonte par les vallées du Rhône et de la Saône, accentuant les pluies. De même, les reliefs, comme le Massif central ou les Vosges, jouent leur rôle de forçage et permettent à l’humidité océanique cette fois de se condenser et de produire des pluies supplémentaires, malgré la perte des conditions synoptiques.
Ensuite, le temps resterait sec plusieurs jours.
Enfin, Météo-France communique sur cet épisode pluvio-orageux : https://meteofrance.com/actualites/....
[1] Une autre source d’informations est accessible sur le site de Météo-France - île de La Réunion : https://meteofrance.re/fr/climat/la...
[2] Une autre source d’informations est accessible sur le site de Météo-France - île de La Réunion : https://meteofrance.re/fr/climat/la...
