Accueil > Bulletins > Prévisions > courts, moyens ou longs termes > La planète bleue, terre de pluies !
La planète bleue, terre de pluies !
jeudi 8 octobre 2026, par
La surface de la Terre est très majoritairement composée d’océans. L’eau de surface de ces océans s’évaporent et alimentent en vapeur d’eau l’atmosphère. Dans les mouvements incessants des masses d’air, cette vapeur voyage, finit toujours par se condenser en formant des nuages puis précipite en revenant vers le sol. Le fameux cycle de l’eau...
Abondantes ou pas, les précipitations sont surreprésentées par rapport aux secteurs non précipitant. La planète bleue est bien une terre de pluies et de neiges !
Le long de l’équateur, la convergence intertropicale des alizés créent de nombreuses zones actives de convection : des orages éclosent en nombre.
Sur l’Atlantique, les pluies progressent inexorablement depuis le centre de l’océan vers les îles britanniques puis la Norvège. La France reste en marge, seul notre nord-ouest connaîtrait des pluies un peu plus marquées.
Ce ruban rectiligne de pluies illustre le courant en altitude : du sud-ouest vers le nord-est, des dépressions du Canada au Groenland et à l’Islande jusqu’aux côtes nord de l’Europe, des anticyclones des Açores au golfe de Gascogne et aux Canaries. Entre les deux, le rail des perturbations est rectiligne !
Sur le golfe du Mexique, un premier ouragan, Isaias, se développe et devrait frapper le sud-est des États-Unis entre Louisiane et Floride. Puis il longerait les côtes de la Caroline et de la Virginie en perdant son caractère tropical pour être repris par la circulation tempérée. Ses restes rejoindront le rail dépressionnaire décrit précédemment.
En Méditerranée, le thalweg ayant donné l’épisode méditerranéen de ces deux derniers jours se scinde en deux : la partie nord, trapue, s’éloignent rapidement vers le nord-ouest russe. La partie sud, menue, rêve peut-être d’un monde meilleur en se décalant lentement vers la mer Égée. Les pluies associées progressent avec elle, bien visibles sur l’animation.
Au large du Sénégal, de la Guinée, jusqu’au Ghana et côtes nigérianes, les orages éclatent un peu plus fortement.
C’est cyclique, il s’agit de la MJO, l’oscillation de Madden Julian) qui fait le tour de la Terre dans les latitudes équatoriales entre un et deux mois en général. Un processus dont l’influence peut s’étendre à l’Europe.
Ici, la MJO est très irrégulière, même incohérente, en raison du très fort El Nino (ENSO) actuel, qui bat tous les records d’intensité.
Cette conjonction explique en partie la très faible activité cyclonique dans l’Atlantique tropicale.